La forêt nous apporte beaucoup de bienfaits. Elle purifie l'air, nous donne de la nourriture, du bois de chauffage. Dans les forêts vivent des ours et des cerfs, des renards et des lièvres, des ratons laveurs et des blaireaux, des castors et des belettes…
En s'arrêtant une minute dans une pinède, on écoute et on entend :
Toc-toc-toc…
C'est le pic qui brise une pomme de pin avec son bec puissant pour savourer ses graines. Les pies jacassent, les mésanges piaillent, parfois on entend le cri lourd et effrayant du hibou.
Les forêts peuvent être feuillues ou conifères. Dans les forêts feuillues poussent des chênes et des bouleaux, des aulnes et des trembles, des buissons de framboises, de mûres et de baies toxiques. Leurs clairières sont couvertes de bleuets, de fraises des bois et de fraises sauvages.
Dans les forêts de conifères poussent des pins, des cèdres et des sapins. Sous le couvert protecteur des aiguilles tombées, on peut trouver diverses espèces de champignons : des cèpes, des chanterelles, des bolets et des lactaires.
Et combien de fleurs différentes peut-on voir dans la forêt! Les premières à apparaître sont les perce-neige, puis commencent à percer du sol les anémones pulsatilles, les muguets, les renoncules. À chaque saison, la forêt nous enchante par sa beauté.
Voici qu'un jour dans la forêt s'est produite une merveilleuse histoire.
Une fourmi décida un jour de construire une maisonnette et d'y vivre. Elle voulut soulever un brin d'herbe — impossible, la fourmi était bien trop petite et le brin d'herbe trop lourd pour elle. Ensuite, elle trouva un copeau de bois. Le copeau s'avéra aussi trop lourd — elle ne put même pas le déplacer.
Où vais-je vivre? Comment construire une maison?
La fourmi se mit à pleurer.
Viens vivre avec nous, nous soulevons un brin d'herbe à trois, et un copeau à cinq. Ensemble, travailler et vivre est plus joyeux!
D'autres fourmis l'invitèrent.
La fourmi accepta avec joie. Depuis lors, elle vit dans la fourmilière.
Et voici une autre histoire qui s'est produite dans la forêt.
Un jeune moineau en avait assez de vivre dans la volée de moineaux. Et un automne, il quitta ses frères et sœurs et s'envola vers une autre forêt. Il décida de voir le vaste monde. Au début, il aimait son nouvel endroit. Il y vit beaucoup de choses nouvelles qu'il n'avait jamais rencontrées auparavant. Une seule chose l'attristait : les moineaux locaux ne l'accueillaient pas.
Un jour, il vit dans une large clairière un groupe de moineaux inconnus qui picoraient des graines de plantes. Ressentant la faim, il se joignit à eux et commença à picorer. Soudain, tous les moineaux se jetèrent sur lui et se mirent à le becqueter si fort que même des plumes volèrent!
Déplumé et offensé, notre moineau réussit à peine à rejoindre ses frères et sœurs dans sa forêt natale.
Mais eux aussi le chassèrent en disant :
Tu nous as abandonnés — maintenant nous ne voulons plus te connaître!
Triste et solitaire, le moineau se percha loin d'eux sur un arbre.
Voilà ce qui arrive toujours quand quelqu'un a honte et trahit ses proches.
Il y a encore une autre histoire de la forêt. Tiens, lis-la.
Le rossignol chante le mieux dans la forêt. Son chant plaît à tous, c'est pourquoi on l'appelle affectueusement « petit rossignol ».
Petit rossignol, chante ta chanson.
Les animaux le demandaient souvent.
Fiouit-fiouit, trr-r-r…
Une pensée ne lui donnait pas de repos.
Il réfléchissait ainsi :
«J'ai bien appris à chanter, mais je ne sais jouer d'aucun instrument de musique ».
Et cela le chagrinait beaucoup.
Dans cette même forêt vivait un ours. Les animaux aimaient cet ours pour sa bonté et sa force, et aussi parce que personne ne savait jouer de la balalaïka comme lui. Dès qu'il frappait les cordes, tout le monde dansait — l'ours jouait des mélodies si joyeuses et entraînantes.
Seulement, il ne savait pas du tout chanter, il avait beau essayer, il en sortait un grave :
Bou-bou-bou…
Un jour, l'ours et le petit rossignol se rencontrèrent. Ils partagèrent leurs malheurs.
Joue-moi quelque chose, mon ami, et je t'écouterai.
Le rossignol demanda à l'ours.
Il aima beaucoup le jeu de l'ours à la balalaïka. Le petit rossignol ne put se retenir — il se mit à chanter sur sa musique joyeuse.
L'ours fut étonné :
Je n'avais jamais entendu le rossignol auparavant. Quel beau chant de rossignol!
Depuis lors, l'ours et le rossignol sont devenus amis et ont commencé à se produire ensemble en duo lors des concerts de la forêt.
Voilà les histoires incroyables qui arrivent dans la forêt à ses habitants. Lisez des contes et votre humeur sera toujours bonne et joyeuse.