C'était dans une forêt. Le soleil du matin se levait derrière la montagne. Et ses premiers rayons délicats illuminaient le feuillage des arbres, parsemé de gouttelettes de rosée.
Au loin, on entendait le tintement des fleurs-clochettes. Dans sa tanière, le petit Ourson se réveilla. Il y vivait avec son importante maman Ourse et son papa Ours imposant. Et ce jour-là, Ourson était en fête — c'était son anniversaire.
Pendant de longs mois, il avait attendu avec impatience que Ce jour arrive, car le cadeau avait été commandé à ses parents depuis longtemps et sa patience était à bout. Et voilà! Le jour tant attendu de son anniversaire était arrivé!
Une grande boîte se trouvait près de son lit. Ourson défit le ruban avec émotion, ouvrit la boîte et... Oh, merveille! Devant ses yeux se trouvait un grand tambour coloré. Le cadeau était orné de motifs élaborés, avec de larges courroies pour le porter autour du cou, et deux baguettes de tambour qui permettaient de produire des sons joyeux.
Ourson fut ravi d'un tel cadeau, car il en rêvait depuis longtemps et espérait secrètement que ses parents ne changeraient pas d'avis et ne lui achèteraient pas quelque chose d'autre. Il le passa autour de son cou et sortit dans la forêt en courant.
Et à partir de ce moment, tous les animaux et oiseaux de la forêt perdirent la paix. Du petit matin jusqu'au soir tard, on n'entendait que: «Boum-boum-boum! Bam-bam-bam!»
Ourson, repose-toi au moins un peu, nos oreilles bourdonnent déjà, on a mal à la tête.
Supplièrent les oiseaux.
Mais Ourson leur répondit:
Je vais encore jouer un peu, n'est-ce pas amusant?
Il agita ses baguettes de tambour, et un «boum-boum-boum!» très fort résonna dans tout le voisinage.
Les animaux ne pouvaient plus supporter, ils supplièrent:
Ourson, arrête de jouer! Nous avons de petits enfants, ils veulent dormir, mais à cause de ton jeu, ils ne peuvent pas s'endormir! Tu fais trop de bruit!
Qu'ils patientent un peu, ils dormiront après. Ce n'est pas grave...
Ourson-le-tambourineur ne s'arrêtait pas.
Tous les insectes se rassemblèrent: les scarabées, les coccinelles, les moustiques, les papillons. En chœur, ils commencèrent à supplier Ourson d'arrêter de jouer — c'était devenu trop bruyant dans la forêt.
Les hérissons se recroquevillèrent en boules piquantes à cause du bruit, les écureuils se cachèrent dans un grand tronc creux, les lapins s'enfouirent dans des terriers profonds, même les corneilles s'envolèrent vers les arbres les plus hauts pour ne pas entendre ces sons agaçants.
Ourson n'écoutait personne, il ne pensait qu'à lui-même et à quel point il s'amusait à jouer du tambour. C'est pourquoi tous les habitants de la forêt décidèrent de lui donner une leçon.
Vers le soir, le soleil descendait vers le couchant, ses rayons brillaient moins fort et illuminaient les étendues forestières. Ourson, qui avait passé toute la journée à parcourir les fourrés et les sentiers avec son tambour en tapant dessus, était un peu fatigué après cette longue journée. Il s'assit sur une clairière colorée aux fleurs parfumées, sur une énorme souche centenaire ressemblant à un fauteuil, pour se reposer.
Soudain, l'imprévu se produisit: tous les oiseaux qui vivaient dans cette forêt et ses environs se mirent tous ensemble à chanter très fort, à pépier, à croasser, à roucouler, à gazouiller. Les animaux se mirent à jouer de différents instruments de musique.
Les écureuils — des flûtes, les renards — du piano, les loups — des guitares, les ours — des contrebasses, les lièvres — des balalaikas... Et tous les scarabées et papillons, menés par les grenouilles, commencèrent à danser en rond directement autour de la souche sur laquelle Ourson s'était assis pour se reposer.
Il était perplexe:
Que se passe-t-il, qu'est-ce qui arrive?
Le petit Ourson se prit la tête entre les pattes, n'en pouvant plus, et cria:
Arrêtez! Ne chantez pas, ne jouez pas, ne dansez pas! Je suis si fatigué, et vous faites un tel vacarme. Moi, j'ai toujours...
Et Ourson se tut, il comprit que c'était lui qui s'était mal comporté en ne tenant pas compte des autres.
Il reconnut son erreur, s'excusa pour son mauvais comportement et son manque de savoir-vivre. Et il promit que désormais, il ne jouerait du tambour bruyant que lorsque son retentissant «boum-boum-boum» ne dérangerait personne.